L’écrivain public dans le Journal de l’Agglomération Coeur d’Essonne

L’écrivain public dans le Journal de l’Agglomération Coeur d’Essonne

Article paru dans le JDA, Journal de l’Agglomération Coeur d’Essonne, novembre 2020

Écrivain public Coeur Essonne

Écrivain public, l’écriture au service des autres

Sylvie Macquet est écrivain public pour la Maison de Justice et de Droit (MJD) de Villemoisson-sur-Orge et la Maison de Services Au Public-France Services (MSAP-FS) d’Arpajon [Coeur d’Essonne Agglomération]. Cet ancien métier, dérivé du scribe égyptien, est plus que jamais nécessaire dans un monde où la fracture numérique et administrative n’a jamais été aussi présente et où la maîtrise du français peut parfois être difficile.

Recours administratif, demande de résiliation d’abonnement, courrier pour accompagner une demande de titre de séjour ou de naturalisation, Sylvie Macquet écrit chaque jour des lettres pour ceux qui n’arrivent pas ou ne savent pas poser les mots. Je suis le prolongement de leur main ; j’écris à partir de ce qu’ils me disent en mettant à leur disposition des qualités d’écriture qu’ils n’ont pas et qui les empêchent de résoudre leurs difficultés quotidiennes, explique-t-elle.

Ce pouvoir des mots, cette libération de la parole par l’écriture est bénéfique. Certaines personnes arrivent avec leur bagage et le fait de parler et d’écouter les libère, c’est très important. Quand elles repartent, elles se sentent légères, et ça se voit. C’est très gratifiant, ajoute Sylvie Macquet.

Une écoute pour trouver les mots justes

L’écrivain public est la porte d’entrée de beaucoup de démarches administratives. Si l’on fait appel à ce professionnel, c’est souvent parce qu’il y a un problème qui nécessite de laisser une trace écrite. C’est en écoutant que les mots justes sont trouvés et que les arguments employés peuvent aider à dénouer une situation complexe avec l’administration, une entreprise ou un particulier. J’écoute et je ne juge pas, je suis toujours aux côtés de l’usager. J’essaye de créer un climat de confiance. Il n’a pas à me convaincre ; je suis là pour l’accompagner.

Écrire pour autrui, c’est se mettre à sa place grâce à l’écoute et à l’empathie, qualités essentielles d’un bon écrivain public, avant même les compétences d’écriture. La relation humaine est primordiale dans mon travail, conclut Sylvie Macquet. C’est ce qui est le plus important à mon sens et que je recherche avant tout.

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